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The Merlies, le jeu d’oiseaux d’ARTE qui mise sur la douceur

Coproduit par ARTE France et Darjeeling, The Merlies confie au joueur une tribu de volatiles à réunir dans un monde déserté, avec quelques frictions en route.

Emma Lhermitte Par Emma Lhermitte
3 min de lecture
The Merlies, le jeu d’oiseaux d’ARTE qui mise sur la douceur
Un merle noir, plumage gonflé et bec orange, se repose dans l’herbe : un oiseau bien réel qui rappelle les volatiles au cœur de The Merlies, le jeu qui mise sur la douceur.

Coproduit par ARTE France et Darjeeling, The Merlies propose de guider une tribu d’oiseaux coiffés de chapeaux rouges, et le Journal du Geek y voit un titre réconfortant, à quelques réserves près.

En bref

  • The Merlies est coproduit par ARTE France et le studio Darjeeling.
  • Le joueur dirige des oiseaux à chapeau rouge dans un monde où les humains semblent avoir disparu.
  • Le jeu combine exploration, plateforme et gestion d’un nid à reconstruire.
  • Le Journal du Geek juge l’expérience agréable mais pas totalement adaptée aux plus jeunes.

Le test, publié le 10 octobre 2026, présente le jeu comme une parenthèse calme, vendue vingt sur Steam selon la formule du site. Reste à savoir ce que cette promesse de douceur recouvre manette en main, et pour quel public elle fonctionne vraiment.

Un conte à plumes dans un monde vidé de ses habitants

Le décor tranche avec l’image habituelle du genre post-apocalyptique. Ici, l’humanité semble s’être effacée, et ce sont des oiseaux qui occupent le terrain. Chacun arbore une tenue qui trahit sa passion : on croise ainsi un Merlies cuisinier, un autre grimpeur, et la galerie s’étoffe au fil des rencontres.

Le ton est donné dès les cinématiques, conçues comme les pages illustrées d’un livre pour enfants. L’univers, en deux dimensions, est parsemé de reliques de l’ancien monde. Un ballon crevé ou une vieille lampe deviennent, une fois récupérés, des espaces aménagés dans le nouveau foyer de la tribu. Le Journal du Geek parle d’un conte écologique, ce qui situe le jeu dans une veine narrative attentive à l’environnement, avec des zones comme des forêts ou une décharge.

Réunir, reconstruire, repartir

Sur le plan des mécaniques, The Merlies croise trois familles de jeu : l’exploration, la plateforme et la gestion. Le fil conducteur consiste à retrouver les membres dispersés de la tribu, à leur dénicher un nouveau nid puis à le rebâtir. Chaque oiseau recruté apporte une compétence qui ouvre la voie vers les suivants. Le testeur reconnaît que cette boucle se montre un brin répétitive.

Cette progression par capacités impose de revenir sur ses pas. Une fois un nouveau talent acquis, il faut retourner dans des zones déjà visitées pour accéder à ce qui restait hors de portée.

Petite troupe de moineaux friquets perchés sur les tuiles d’un vieux toit
Une petite troupe de moineaux occupe les tuiles d’un toit ancien, image qui évoque la tribu d’oiseaux que le joueur de The Merlies doit réunir dans un monde déserté. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Karthik Easvur. Licence : CC BY-SA 3.0.

La prise en main, elle, reste accessible. Quelques touches suffisent pour contrôler la bande, et une seule pression rassemble toute la troupe autour du joueur. C’est cette simplicité qui fonde l’étiquette de jeu doudou retenue par le site.

Des frictions qui nuancent le portrait

La douceur n’empêche pas quelques accrocs. Le test pointe des passages plus exigeants, où il faut placer les oiseaux d’une façon précise pour attraper certains objets. Le testeur raconte aussi s’être retrouvé coincé par moments, à chercher la suite du parcours.

Côté gestion, le niveau de bonheur de la tribu peut être relevé, mais l’auteur du test se demande à quoi cela sert réellement. Il note également que certaines mécaniques donnent l’impression d’avoir été délaissées tout en restant accessibles.

Une ambiance de livre illustré, des personnages typés, une prise en main en quelques touches et un rassemblement de la troupe en une pression.

Une boucle qui se répète, des placements délicats pour certains objets, des blocages ponctuels et une jauge de bonheur à l’utilité incertaine.

Conséquence directe de ces blocages, le Journal du Geek ne recommande pas pleinement le jeu aux plus jeunes, alors même que son esthétique semble leur parler. Le site affirme néanmoins avoir passé un bon moment et décrit The Merlies comme un plaisir indépendant qui occupe quelques heures, un format court qui correspond à ceux qui cherchent une pause entre deux productions plus bruyantes.

Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Kora27. Licence : CC BY-SA 4.0.

Emma Lhermitte

Chroniques, business et tests

Emma Lhermitte

Emma Lhermitte a été testeuse qualité dans un studio de jeux à Montpellier, où elle passait ses journées à chercher les bugs des autres. Elle signe les tests de Gamer-News, en précisant la plateforme utilisée, le temps de jeu et les réglages d'accessibilité. Elle termine chaque jeu testé avant de publier, même les plus longs.